Artiste atteint de troubles bipolaires, Alexandre Alpeyrie est né en 1976 à Paris. A l’âge de 19 ans, il entre, après un long internement psychiatrique, dans un atelier qui le marquera à jamais. Il y rencontre Gonzalo Belmonte, un peintre et un maître remarquable qui va lui insuffler son goût pour un art sincère et vrai. Ce sont les années fondatrices. Un an et demi après avoir touché son premier crayon, Alexandre Alpeyrie est admis du premier coup au concours d'entrée de l'Ecole Nationale Supérieure des  Beaux-Arts de Paris, qu'il quittera assez vite, incapable d'en supporter la rigueur conventionnelle. Il y sera cependant l'élève de Dominique Belloir, vidéaste, et de Jean-Marc Bustamante, photographe. S'ensuivent sept années pendant lesquelles il travaille le jour comme concepteur-rédacteur dans la communication. Il est très malade mais passe ses nuits à peindre. Fiévreusement.  

Sous l’influence de l’expressionnisme, Alexandre Alpeyrie ( qui signe désormais ALPERI ) réalise des acryliques sur papier et expérimente l'abstraction. Le premier iPad à peine sorti, Alexandre Alpeyrie se l'approprie comme étant selon lui le véritable " atelier nomade ", combinant photographie  et peinture numérique. C'est également un outil qui calme ses angoisses dans le train, l'avion et la voiture, où il peint beaucoup.  Fasciné par le potentiel évolutif de l'iPad, Alexandre Alpeyrie développe son propre style avant-gardiste. Inspiré dans son travail conceptuel par la perception d’injustice et la douleur qu'il ressent face à une société qui le fait souffrir et le marginalise. 

En général Alexandre Alpeyrie travaille pendant ses crises. Il commence par prendre une photo, qu’il transforme, utilisant diverses applications. Le résultat est une peinture numérique au style unique. Son âme tourmentée trouve son calme dans la lumière surréelle et les couleurs atomisées que créent ses interactions avec l’écran. Sur iPad, comme précédemment en peinture, Alexandre Alpeyrie travaille uniquement avec ses doigts, sans stylet.  

Rongé par les attaques de panique, qui l'épuisent, par une vision déformée et sans-cesse changeante de lui-même, mais aussi du Monde, qu'il pense hostile du fait de sa personnalité paranoïaque ; Alexandre Alpeyrie se considère aujourd'hui plus comme un artiste que comme un handicapé. Courageux face à la maladie et aux effets secondaires de son traitement, il cherche à rendre beaux, par le biais de son Art, ses tourments.  
Son message est troublant. Chaque peinture reflète la violence ou la souffrance. L'œuvre d'Alexandre Alpeyrie nous invite constamment à la confrontation avec le monde et à une réflexion sensible quant à celui-ci. Ses œuvres ne nous épargnent pas la sensation tenaillante d’une douleur silencieuse… rendre belle cette douleur lui permet de trouver sa place dans la société et de s'ouvrir au monde. En exposant, en rencontrant des gens qui apprécient son travail sans le considérer comme un être éveillant la pitié.  

Alexandre Alpeyrie se définit comme un handicapé militant qui veut prouver que la folie est belle quand on a la volonté de s'en sortir et de s'intégrer au monde des gens normaux. Souvent, l'artiste apprécie d'être considéré comme un marginal. Pour Alexandre Alpeyrie, c'est tout le contraire ... 


       





          Artist suffering from bipolar disorder, Alexandre Alpeyrie was born in 1976 in Paris. Aged 19, he enters, after a long psychiatric internment, into a studio that struck him forever.There, he met Gonzalo Belmonte, remarkable painter and master who would inspire him and gave him a taste for a sincere and true art. They are the founding years. One and a half year after using his first pencil, Alexandre Alpeyrie is admitted right at the first time at the entrance examination of the Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts of Paris, which he left soon, unable to support the conventional rigour. However, there he was the student of Dominique Belloir, video maker, and Jean-Marc Bustamente, photographer. The following seven years he works as a copywriter in communication during the day. He is very ill but he spends his nights painting. Feverishly.
 
Under the influence of expressionism, Alexandre Alpeyrie(now signing ALPERI) realises acrylics on paper and experiences abstraction. The first iPad barely out, Alexandre Alpeyrie appropriates it as being, according to him, the genuine “portable studio”, combining photograph and digitalpainting. It is also an instrument that calms his anxiety in trains, planes or cars, where he paints a lot. Fascinated by the evolutionary potential of the iPad, Alexandre Alpeyriedevelops his own avant-gardist style. Inspired in his conceptual art by the perception of injustice and the sorrow he feels towards a society that makes him suffer and marginalises him.
 
Generally, Alexandre Alpeyrie works during his episodes. He begins by taking a picture, which he transforms using various applications. The result is a digital painting with a unique style. His tormented soul quietens down in the surreal light and the sprayed colours created by its interactions with the screen. On the iPad, as before with paint, Alexandre Alpeyrieworks only with his fingers, without stylus.
 
Eaten away by panic attacks, which exhaust him, by a deformed and ceaselessly changing vision of himself, but also of the World, which he believes to be hostile because of his paranoid personality. Today, Alexander Alpeyrie considers himself more as an artist than as a disabled person. Brave in front of the disease and of the side effects of his treatment, he seeks to make his torments beautiful through his Art.
 
His message is disturbing. Every painting reflects violence or suffering. The work of Alexandre Alpeyrie is a constant invitation to a confrontation with the world and a sensitive reflexion on it. His work does not spare us from the gnawing sensation of a silent pain. Making this pain beautiful allowshim to find his place in the society and to open to the world:while exhibiting, while meeting people who like his work without considering him as a person arousing pity.
 
Alexander Alpeyrie portrays himself as a disabled person activist, who wants to prove that his madness is beautiful when one has the will to overcome it and to blend with regular people’s world. Usually, the artist appreciates to be considered as a marginal. For Alexandre Alpeyrie, it is just the opposite… 
 
     alexandre.alpeyrie@gmail.com    (   ‪+ 33 611 42 39 75‬ )

Galerie www.gomezartgallery.nl Amsterdam